Rentrée littéraire : Un trop humain virus

Rentrée littéraire : Un trop humain virus

À paraître 14 octobre 2020

L’Europe, depuis 1945, avait exporté ses guerres. Elle importe aujourd’hui une épidémie qui sème la confusion. Le coronavirus, produit de la mondialisation, déclenche une mécanique de forces techniques, économiques, dominatrices et du même coup remet en question le modèle de croissance. Cette crise sanitaire provient de nos conditions de vie, d’alimentation et d’intoxication. Ce qui était « divin » est devenu humain – trop humain comme dit Nietzsche. La loupe virale grossit les traits de nos contradictions et de nos limites. C’est un principe de réel qui cogne à notre porte. La mort, que nous avions exportée avec les guerres, elle que nous pensions confinée à quelques autres virus et aux cancers, la voilà qui nous guette au coin de la rue. Nous nous découvrons humains, mais sûrement ni surhumains ni transhumains. Trop humains ? Ou bien ne faut-il pas comprendre qu’on ne peut jamais l’être trop ? Une puissante et salutaire réflexion du plus grand philosophe français.

Jean-Luc Nancy est philosophe, professeur émérite à l’Université des Sciences humaines de Strasbourg. Il a enseigné à l’Université de Californie (San Diego) et dans les Universités d’Irvine, Berkeley et Berlin. Proche de Derrida, il est l’auteur d’une œuvre très importante et a publié des dizaines d’ouvrages.

100 pages – 13,90€

service communication