Égarements

Un flamboyant résumé des Confessions

Les livres 2 et 3 des Confessions de saint Augustin – la grande œuvre de sa maturité, écrite alors qu’il était évêque d’Hippone – sont consacrés aux années de sa jeunesse, entre 16 et 24 ans, qu’il passa à Carthage – alors la deuxième ville de l’empire romain- et à la découverte qu’il y fit des passions du corps et de l’esprit : l’amour des femmes, les séductions du théâtre, la fascination pour la philosophie platonicienne et l’adhésion à la religion manichéenne.

Ces passions lui apparaissent, après sa conversion, comme autant d’égarements dont il lui faut, avec acharnement et ténacité, comprendre les raisons. Dans un style aux fulgurances baroques, admirablement rendu par la traduction du solitaire de Port-Royal Arnaud d’Andilly, Augustin nous offre à la fois un tableau flamboyant de ses égarements carthaginois, et une admirable méditation sur la nature de l’homme qui constitue une sorte de résumé de toutes les Confessions.

Augustin affirme que l’homme est un pécheur et que son péché le sépare de Dieu. Il doit donc se combattre lui-même pour chercher une paix qui n’est pas de ce monde. Son destin tient dans cette tension, dans cette poursuite d’un but vers lequel il tend avec espoir et foi.

Saint Augustin (354-430)Après une jeunesse mouvementée, il se convertit selon un processus qu’il a raconté dans ses Confessions. Il est baptisé en 387 et devient moine. Quelques années plus tard, il est ordonné prêtre, puis évêque (à partir de 395). Prêchant et écrivant quotidiennement, il a laissé une œuvre considérable et est devenu l’un des plus importants Pères de l’Église.

François Dupuigrenet Desroussilles Professeur d’histoire du christianisme médiéval et moderne à Florida State University (Tallahassee) et à l’université de Lugano(Suisse).

13,90 euros. 125 pages.

Parution le 9 mai 2019

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