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Pour la première fois, une anthologie des plus grands textes de Berlioz sur la figure de Jésus

 

Berlioz élabore lui-même le livret de L’Enfance du Christ pour son projet, une démonstration musicale de la forme personnelle de sa foi, et de ce qu’est la douceur chrétienne. Berlioz élève cette douceur jusqu’à une merveilleuse suavité métaphysique dans le choeur des anges, avec accompagnement d’harmo-nium, prévenant Joseph et Marie du massacre des Innocents : « dès ce soir au désert vers l’Égypte il faut fuir ».

Doute mêlé d’espoir, espoir issu du doute même : c’est le caractère interrogatif de l’extraordinaire minute de recueillement au bord de l’imperceptible qui forme l’introduction instrumentale de l’Épilogue. Et son Amen conclusif, pour un choeur a cappella qui s’estompe peu à peu dans le silence, se place dans son humble quoique fervente supplique, à l’exact opposé de celui du Messie. Le temps y paraît suspendu dans une couleur harmonique proche de celle de la Psalmodie de l’ubiquité par amour, dernière des Trois petites liturgies de la présence divine (1945) d’Olivier Messiaen.

 

 

 

Hector Berlioz (1803-1869) fut musicien, compositeur et chef d'orchestre. Il a bouleversé l'histoire de la musique par ses innovations, qui ont suscité beaucoup de controverses. La musique lui doit le genre musical de la "légende dramatique" avec ses créations La Damnation de Faust et L’Enfance du Christ, positionnées entre l'opéra et l'oratorio. Ses œuvres, provenant d'inspiration romantique et dramatique, n'ont pas rencontré de succès à Paris durant son vivant. Pourtant, il a influencés un grand nombre de compositeurs, notamment Wagner ou Liszt.

Jean  Pavans est écrivain et traducteur. Il a traduit de nombreuses classique comme Henri James, Edith Wharton, Virginia Woolf, Gertrude Stein, Harold Pinter, Percy Bysshe Schelley et George Byron.

Format : 19 x 24,5 cm, 500 pages, 20,90 euros.

En librairie le 16 août 2018.

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