L’insurrection des vies minuscules

L’insurrection des vies minuscules

Comment se construire un espace vital par temps précaire ?

Dans ce texte très original, Guillaume le Blanc veut rendre compte, face aux violences de notre monde contemporain ultralibéral et en évoquant notamment le mouvement des Gilets jaunes, de tous les efforts déployés par les plus invisibles des vies « ordinaires » pour tenir bon. Cette nouvelle édition considérablement augmentée de son ouvrage paru cinq ans plus tôt prend d’autant plus de force et de pertinence. L’auteur convoque la silhouette de Charlot, symbole de « l’art de vivre malgré tout », et montre qu’il fallait sans doute un art naissant comme le cinéma pour saisir ce long et lointain anonymat des vies ordinaires dans une absence radicale de hiérarchie. Charlot est bien un personnage de notre temps, qui conteste les normes du monde commun pour le rendre plus partageable, pour inventer et réinventer la démocratie. La force de Chaplin et de son personnage repose sur cette révélation : chacun a la capacité de dire non afin de se soulever et de résister au pessimisme et à l’accablement.

Guillaume le Blanc est philosophe et écrivain. Il enseigne la philosophie à l’Université Paris-Diderot où il est titulaire de la chaire de philosophie pratique. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : Vies ordinaires, vies précaires (Seuil, 2007) ; L’invisibilité sociale (PUF, 2009), Que faire de notre vulnérabilité ? (Bayard, 2011) ; Courir : Méditations physiques, (Flammarion, 2012) ; Vaincre nos peurs, tendre la main, Mobilisons-nous pour les exclus ! (Flammarion, 2019).

185 pages – 17,90€

Parution le 22 janvier 2020

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