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Dans ce monde matérialiste, l’âme a-t-elle encore quelque chose à dire ?

 

« Il y a au fond des choses, de la plus ordinaire à la plus précieuse, un creux de mémoire, et dans ce creux, parfois, les traces d’un amour dormant dont on ne sait rien, si ce n’est qu’il attend pour se dire. »

Notre monde contemporain donne l’impression d’avoir rendu l’âme, pourtant le mot lui-même n’est pas tombé en désuétude. Il court à fleur de langage, il passe de bouche en bouche. Ce n’est plus un mot d’église, c’est un mot de rue. Il est dans l’air du temps, il insiste comme s’il avait encore quelque chose à dire et voulait se faire entendre.
Le deuil de son époux marque le point de départ de ce livre. Catherine Ternynck se pose la question suivante : où son âme est-elle partie ? Constatant parallèlement qu’en Occident l’homme a cessé d’être travaillé par toute forme de vie spirituelle, elle invite le lecteur à affiner son regard sur les êtres comme sur les choses pour pouvoir s’ouvrir aux transcendances.
Qui s’étonnera d’entendre parler d’une belle âme, de l’âme d’une maison ou d’un jardin ? Qui n’a éprouvé l’impression d’agir en son âme et conscience ? Qui ne s’est, un jour ou l’autre, senti habité d’un certain vague à l’âme, blessé en son âme, contraint à agir la mort dans l’âme ?

 

Catherine Ternynck est docteur en psychologie, psychanalyste (SPP) et membre du département d'éthique de la famille de l'université catholique de Lille.
Elle a publié L'épreuve du féminin à l'adolescence (Dunod 2000), Chambre à part (DDB, 2007, prix du Furet et de la Voix du Nord) et L’homme de sable (Seuil, 2011).

Sylvie Germain est considérée comme une grande figure du paysage littéraire français. Elle a plus de 50 livres à son actif. Couronnée de nombreux prix littéraires, elle est depuis 2013 membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Format : 14,5 x 19 cm, 220 pages, 16,90 euros.

En librairie le 03 septembre 2018.

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